Interview de Niels Prayer, directeur artistique et motion designer

Issu du Conservatoire de musique classique et de l’Ecole de cinéma Georges Mélies, Niels Prayer est réalisateur, directeur artistique et motion designer (Framestore, Illumination MacGuff, Supamonks). Un artiste contemporain caméléon qui tire sa force de la musique pour nourrir en profondeur son travail de création graphique.

 

Entre réalisation et direction artistique...

MARINE MACQ : Ton parcours est original puisque tu suis une formation de musicien avant de constater un manque. Manque que tu vas combler grâce au cinéma et qui va déterminer la suite de ton parcours : le motion design. Est-ce que tu peux revenir sur cette transition depuis le tout musical vers les arts graphiques ?
N.P : Le tout musical remonte à loin maintenant (rires) ! Après le bac, j’ai suivi des études de cinéma à l’ESRA de Paris pendant 3 ans, avant de m’intéresser à la post-production et à la 3D. J’ai donc intégré l’Ecole Georges Méliès dans la foulée, pendant 3 ans également. Mon petit parcours pro en tant que FX artist a alors commencé : tout d’abord, chez Framestore, Illumination MacGuff et Supamonks. Pour arriver plus récemment à un statut de freelance, oscillant entre direction artistique, réalisation et motion design. Il est vrai, j’ai parlé de « manque » fut un temps, mais je m’aperçois au fil des années, que plus qu’un manque, c’était une vraie suite logique quand on aime créer et explorer. Depuis mes tous débuts en musique, j’essayais déjà de comprendre comment composer mes propres petites mélodies, même si je n’avais que peu de niveau. C’est plus l’exploration et la découverte du cinéma au sens large qui m’ont poussé à me diversifier… Et aujourd’hui, je ne regrette aucunement ce choix !

M.M : Rapidement, tu vas travailler pour le compte de différents commanditaires (Framestore, Illumination MacGuff, Supamonks). Or grâce à ton contrat chez Supamonks, tu vas avoir la liberté d’explorer la création graphique et ses outils. Est-ce que tu peux revenir sur cette expérience et son importance dans la définition de ton univers artistique ?
N.P : Je le dis souvent mais, mon passage chez Supamonks m’a tout simplement permis de tester beaucoup de choses et, sans m’en rendre compte, de développer un vrai univers autour de mes créations. Pendant que je travaillais chez eux, chaque petite minute de libre pouvait être consacrée à créer des choses personnelles. Ils m’ont laissé beaucoup de liberté et énormément encouragé dans ce sens. Je leur dois beaucoup. Plus qu’une formation, ça a été une dé-formation, où je prenais les outils que j’utilisais tous les jours pour faire des FX (notamment Houdini), et je détricotais les nodes pour voir ce qu’il se passait. Ce fut une étape marquante pour moi car cela m’a appris à travailler vite. Vu que je voulais sortir beaucoup d’images, que ça me plaisait énormément, je me devais d’être efficace pour profiter des temps que j’avais alloué à la création personnelle. Encore aujourd’hui, je peux voir les bénéfices des heures passées à essayer de trouver des solutions pour gagner en rapidité, sans perdre en qualité sur le résultat final (ou le moins possible).

M.M : Dans la chronologie des événements, il me semble que c’est sensiblement vers la fin de cette collaboration que tu vas travailler sur le trailer du jeu vidéo Endless Space II (SEGA, Amplitude Studios). Une première pour toi en tant que directeur artistique. Dis-nous en plus sur la conduite de ce projet.
N.P : Endless Space II fut une expérience folle ! J’étais non seulement à la direction artistique, mais également à la réalisation du projet ! C’était une vraie opportunité de pouvoir penser un projet globalement au sein du studio. Et en effet, ce fut une première pour moi. C’était vraiment très agréable de travailler avec des clients comme Amplitude parce qu’avant tout, les patrons sont passionnés. Profondément. Ils connaissent les moindres recoins des univers qu’ils développent, les moindres ramifications généalogiques des personnages. Quand tu leur demandes un dossier de références narratives pour écrire le script du trailer, ils ont énormément de matière à fournir et de passion pour la partager ; et c’est très plaisant. Dès le début, nous étions tous à l’aise, et on s’est très bien entendu.

M.M : Par la suite, tu décides de te lancer en tant que motion designer/artiste freelance pour laisser libre cours à tes créations. Par exemple, il y a La Fabuleuse Histoire du Mimzo, un livre de conte que tu as entièrement écrit et dessiné. Pourrais-tu nous raconter cette histoire qui, si je ne me trompe pas, va muter d’un média à un autre puisque tu travailles sur son adaptation en jeu vidéo ?
N.P : La fabuleuse histoire du Mimzo est en réalité un projet annexe à mon activité, projet que j’ai pu développer sur mon temps libre. Encore une fois pour explorer et raconter une histoire différemment, car penser une histoire pour enfant nous offre la possibilité de concevoir un monde à la fois simple et complexe. Surtout, je voulais reprendre le dessin et l’illustration au travers d’un projet car cela me semblait plus facile en ayant un véritable objectif à tenir. Aussi, c’était une jolie façon de commencer à raconter des histoires. Ce conte met en images l’histoire de ce personnage, le Mimzo, qui comme beaucoup cherche sa place dans le monde qui est le sien. Une métaphore qui se dévoile à travers une trentaine de pages…
Pour son adaptation en jeu vidéo, c’est un des nombreux projets que j’ai en tête ! Je pense que l’univers pourrait tout à fait se prêter à un jeu d’exploration très contemplatif, semblable à un Journey ou un Gris. Mais je manque encore de connaissances en programmation, et je n’arrive pas à avoir exactement ce que je veux pour le moment. Mais je ne désespère pas et ne veux griller aucune étape. Cela prendra le temps qu’il faudra, je ne suis pas pressé après tout ! Je laisse l’idée flotter dans les environs, et le jour où je rencontrerai les bonnes personnes pour m’aider à concrétiser ce projet, je ressortirai le tout des cartons !

niels prayer
niels prayer

M.M : Tes créations sont nombreuses, et révèlent un univers à mi lieu entre onirisme et science-fiction. Comment définirais-tu ton univers artistique ? A quoi es-tu le plus sensible dans tes œuvres ?
N. P : Question difficile ! Définir son propre univers est très complexe je trouve, d’autant que l’on n’a pas toujours conscience de ce que l’on construit… Disons que, bien que je fasse des choses abstraites ou très oniriques, j’essaie toujours de parler d’humains… ou aux humains (rires). Mon objectif suprême au travers de mes illustrations, films ou musiques, c’est de créer une communication. A plusieurs niveaux. D’abord entre un auteur et son public bien entendu, et mais également (du moins j’espère) entre les spectateurs eux-mêmes qui vont ressentir différentes choses ou être sensible différemment à ce qu’on leur propose de voir ou écouter. Je laisse beaucoup de portes ouvertes exprès dans ce sens-là. La science-fiction et l’onirisme permettent cela… offrir des mondes et des visions du monde qui invitent au débat. De plus, toutes mes créations restent assez contemplatives pour offrir quelques minutes de répit dans ce monde où tout va vite. J’essaie d’étirer tout cela. Que les images soient enivrantes, que la musique permette de vouloir rester quelques instants encore… Partager un peu de ce calme que je chéris tant !

M.M : A partir de l’une de tes productions, pourrais-tu nous en dire davantage sur son histoire et son processus de création ?
N.P : Partons sur quelque chose comme le générique d’Hypérion par exemple, sachant que j’ai déjà beaucoup parlé de celui de Fondation. Tout d’abord, et vous l’avez remarqué, j’aime énormément le « générique ». C’est un format qui me permet à la fois d’explorer tout ce que je cite plus haut, de par sa nature même, le fait de devoir épurer pour raconter une histoire tout en ayant une vraie cohérence derrière chaque image. Aussi, on peut rester très métaphorique, ne donner qu’une partie de l’énigme et c’est alors au spectateur d’en recoller les morceaux. Je trouve ce format particulièrement ingénieux et les maîtres en la matière me bluffent à chaque fois avec leurs créations. Avec Hypérion, mon défi était de faire un générique d’une minute et quelques, en se basant sur l’une des sagas parmi les plus complexes, riches et vastes qu’il m’ait été donné de lire. Après avoir relu tous les livres plusieurs fois, je prends en note tout ce qui me touche. Ce n’est pas forcément ce qui est le plus marquant, mais ce qui m’a touché ou fait ressentir quelque chose… cela peut être, et souvent c’est le cas, un petit détail récurent ou ce genre chose…

L’histoire d’Hypérion parle du Temps ! D’un passé qui revient du Futur, d’un Futur qui arrive vers le passé, et où ces deux entités temporelles vont se réunir à un instant T dans le présent. Les fans vont s’insurger, mais, chez moi, c’est ce Temps, ces Temps, qui m’ont touché à travers cette saga… l’inéluctabilité et la Destinée. Ensuite, la saga est découpée en personnages, tous atypiques, tous avec une histoire particulière, souvent dure, sombre et touchante. J’avais donc là mes axes de création, à savoir parler des personnages en mettant en scène ce qui les représente dans des temps différents. Tout naturellement, j’ai repris des éléments emblématiques de leurs histoires, et grâce à un simple split screen, j’ai joué avec le temps : je joue la même scène, une à l’endroit et l’autre à l’envers, et elles se rejoignent pendant une image, pour former le plan d’origine. D’ailleurs, à l’instant où les plans se rejoignent, je change la couleur et la teinte d’un vert de jade, car, dans le livre, il est dit que les Temps se rejoindront dans un bâtiment mythique appelé le tombeau de Jade. J’essaie de faire un ensemble qui soit beau, sobre et envoûtant. D’abord pour donner envie à ceux qui n’ont pas lu le livre d’aller y jeter un œil, ensuite pour donner aux fans comme moi des indices visuels du récit par le récit ou la symbolique.

Rejoignez la communauté IAMAG France

Lire la suite

Musique et motion design, les entrelacs d'une vision artistique

M.M : Comment procèdes-tu lorsque tu conçois une création ? Est-ce que tu commences par produire du visuel pour ensuite réfléchir à son pendant musical, ou est-ce que tu vas, au contraire, aller davantage du son à l’image ?
N.P : Ça dépend complètement des projets ! Souvent je fais les deux : j’ouvre le logiciel de son et mes logiciels 3D en même temps. Et quand je coince avec l’un, je switche sur l’autre pour débloquer la situation. Par exemple, quand je trouve une jolie composition d’image mais que je n’arrive pas à la penser en mouvement, je me mets aussitôt au piano et pense une mélodie qui convienne au ton de l’image. Je ne fais pas cela à chaque fois, mais il y a plusieurs projets où cela m’a bien aidé d’avoir un piano à portée de main pour finir des images. J’ai besoin d’aller de l’un à l’autre pour ressentir le projet, sa cohérence, sentir que je n’applique pas juste une musique sur une image mais qu’il y a un vrai dialogue entre les deux.

M.M : D’ailleurs, quels sont tes outils/logiciels de prédilection en matière de motion design ?
N.P : Mon compère, c’est Houdini ! Logiciel de 3D. J’adore ce soft pour sa façon de penser, de fabriquer à l’intérieur. Je me sens plus artiste que technicien quand je l’utilise. Bien sûr, je n’en ai pas découvert le quart mais cela me suffit pour ce que j’ai envie de produire. After effects également. Toute la suite Adobe en général. Je dessine ou anime sous Photoshop, je compose sous After Effects, et je fais mes conférences sur Indesign. Je trouve ça intuitif et facile d’accès.

M.M : La plupart de tes projets – disons la quasi-totalité – a été conçue de manière solitaire. Tu mets donc beaucoup de ta personne dans tes créations et as déclaré : « Je fais quelque chose qui essaie toujours de me parler, qui va me toucher parce que je pourrais toujours contrôler les images et la musique pour faire circuler une énergie. » C’est une constante, partir du vécu pour rendre possible la transmission d’une émotion ?
N.P : Je ne pourrais pas faire sans. Comment parler de choses que je ne connais pas, d’un point de vue intérieur ? Je me connecte littéralement à mes projets pour ressentir beaucoup de choses, et donc j’essaie de placer cette sensation au cœur de ce que je fais. Pour pouvoir la partager. Que les gens ressentent quelque chose. C’est déjà très difficile à faire avec des sujets qui nous touchent, des choses que l’on a vécues ou que l’on aime, alors je n’imagine même pas avec des thèmes qui ne nous sont pas familiers. On pleure devant les films parce que les personnages vivent des choses que l’on a vécu ou qu’on serait potentiellement capable de vivre. Ça paraît évident, mais quand je me suis aperçu de ça j’ai changé ma façon de créer. Donc oui, je pars du dedans et je vais vers le dehors. Je me rends prêt à accepter le dialogue comme ça : je digère puis je partage.

M.M : Les sujets que tu abordes dans tes œuvres tournent généralement autour de deux thématiques: la nature d’un côté, la technologie de l’autre. En quoi ces sujets t’intéressent-ils et quels messages cherches-tu à porter à travers eux ?
N. P : J’ai un rapport très particulier à la nature, et de fait, à sa représentation. J’ai grandi dans les montagnes avec les saisons, jouant dans les champs, dans la neige. Dans une main, un petit bouclier en bois que mon papy m’avait fabriqué. D’ans l’autre, un simple bâton, et hop ! On allait repousser des mages et des trolls avec mon frère et mes cousins sur le versant d’en face. Il y avait des animaux, et les chaudes nuits d’été où il y a tellement d’étoiles dans le ciel qu’on y voit comme en plein jour… j’ai passé plus d’un tiers de ma vie dehors ! Donc je parle de la Nature… Et il en va de même pour la technologie. J’ai eu un ordinateur et une console de jeu très tard par exemple. Ça a été un vrai choc dans ma vie d’adolescent. Je crois que le jour où j’ai découvert que je pouvais brancher mon petit clavier de piano à un ordinateur et lui faire jouer autre chose que du piano, je ne suis pas sorti pendant plusieurs jours !
Maintenant, adulte, je vois les dérives et les bienfaits de l’un et l’autre, et de l’un sur l’autre… La technologie permet des miracles de communication sans précédents, mais elle permet aussi les pires dérives sociales que l’on puisse imaginer. Plus que de l’intérêt, je suis profondément connecté à ces deux thématiques : je vis à la campagne en travaillant en freelance avec le monde entier ! Je lance un rendu et je vais marcher une heure dans la montagne. C’est aussi simple que cela.

M.M : Y a-t-il des artistes qui t’inspirent particulièrement au quotidien ?
N.P : Beaucoup de choses m’inspirent au quotidien. Des artistes certes, mais les gens surtout ! A commencer par mon épouse, passionnée par ce qu’elle fait, et qui donc me renvoie chaque matin l’image de quelqu’un heureux de faire ce qu’il fait… Beaucoup de musiciens m’inspirent tout au long de mes journées de travail aussi. De tous styles et origines d’ailleurs… nous pouvons très bien avoir du Howard Shore que du Apparat, en passant par du Gesafellstein ou du Brassens… cela dépend du tempo que je veux insuffler à ma journée de travail. Ensuite, sur un aspect plus visuel ou narratif, je dirais que quelqu’un comme Larcenet a profondément changé ma façon de voir les choses. Des écrivains comme Pennac aussi. J’ai été particulièrement marqué par le travail de Patrick Clair, qui arrive à sublimer des narrations très complexes au travers d’images épurées et très puissantes. Dans un univers encore différent, j’ai récemment découvert le travail de Izzy Burton : son style influence beaucoup ma façon de gérer les couleurs dans mes dernières illustrations. Enfin, mes amis, beaucoup ! Dans leurs styles propres, bien sûr… je pense à des gens comme Quentin Laville, mon « Bro » de création, avec qui je partage énormément de choses sur le plan artistique et humain. Marlène Ranchon et ses petites filles aux cheveux bleues dans un style proche de Loish… pour ne citer qu’eux… plus que leurs visuels, c’est leur envie de créer qui m’influence beaucoup.

M.M : En 2018, tu composes un album, Sideless Moon. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur cet album, ses significations ? Il me semble que tu as retranscrit son histoire à travers un générique, Ignition, qui est l’un des titres de l’album…
N.P : Sideless Moon était quelque chose de particulier pour moi, car à la fois très nouveau et pas du tout. Je voulais jouer le jeu de faire un vrai EP, avec une vraie sortie (digitale ici). Je voulais pousser le délire jusqu’au bout. Et c’était très rigolo à faire ! Beaucoup de travail mais très chouette ! Il faut d’ailleurs que je recommence dès que j’en aurai le temps ! Ignition est donc le clip de la première musique de l’album. C’est le départ, et l’envie du départ. J’aime cette idée de Lune sans faces, ce qui est à la fois impossible et très beau à imaginer. Et les pistes sont construites comme ça. Sur une thématique duelle impossible. J’ai construit l’album comme un voyage spatial partant de la terre vers la lune, mais aussi comme un voyage intérieur, partant de « notre surface » pour aller précisément vers l’intérieur. Un voyage où on trouvera notre « astre sans faces », le cœur, mais au sens métaphorique car on ne peut pas le toucher… sideless ! Chaque piste est unique, mais quand on écoute l’album en entier sous cet angle-là, on y entend un tout cohérent.

M.M : « Je vois la recherche de l’inspiration comme une balade en forêt ». C’est ce que tu as révélé à propos de ta réalisation pour le Motion Plus Design, qui consiste en une succession de tableaux traduisant ce que tu considères être les différentes étapes de l’inspiration. Est-ce que tu peux revenir sur ce projet qui ressemble beaucoup à une balade introspective ?
N.P : Je suis très fier de ce projet ! C’est vraiment l’un des rares où je peux dire que je suis content sur quasiment tous les aspects. Je mets en scène une ballade introspective de mon propre processus créatif. Je prends mon sac à dos et je pars en création. J’y croise ce qui fait ma propre identité, mes doutes, le regard que d’autres peuvent porter sur mes œuvres, ce que je puise de mon enfance. Mais aussi les vestiges des gens passés avant moi, les références, les maîtres, mes Pères, pour aboutir à une idée lumineuse. Elle me conduit à apercevoir, au détour d’un sentier, une vision que je pensais inespérée : l’inspiration. Et si on ne fait pas trop de bruits, qu’on pose notre sac tranquillement, elle nous tolère et on peut partager un moment de contemplation ensemble.
Je suis d’autant plus content car j’ai créé cela pour la conférence du Motion Plus Design, qui a été comme une épiphanie pour moi la première fois que j’y suis allé. Ça m’a conforté dans mon choix de faire ce que je fais aujourd’hui. D’autant plus heureux aussi car j’ai pu collaborer avec mon ami Quentin Laville, qui a fait les animations du petit personnage, et c’est toujours super agréable de travailler avec quelqu’un qui partage votre manière de voir la vie et l’art (et qui est très talentueux par la même occasion). Une œuvre qui a marqué le point de départ d’une nouvelle vie artistique pour moi… La boucle est bouclée. Et je remercie Kook Ewo et Ronan Guitton pour cette opportunité et pour leur confiance sur ce projet !

Rejoignez la communauté IAMAG France